jeudi 27 septembre 2007

Un peu de lecture


Après vous avoir présenté les quatre premières planches de l’album à paraître, et avant de vous en montrer d’autres, voici une petite exposition de l’histoire et des ses principaux protagonistes (du moins ceux du début).
Avec tout d’abord la note d’intention de l’ouvrage :

« Il y a 50 000 ans…
Neandertal a pour cadre la France préhistorique, et les néandertaliens, nos cousins ancestraux qui peuplèrent pendant plus de deux cent mille ans l’Europe de l’ère glaciaire avant de disparaître mystérieusement, il y a près de trente mille ans. Cette série se présente avant tout comme un grand récit d’aventures, mais aussi comme une tentative fidèle de reconstitution de la vie de ces « hommes des cavernes » si célèbres et pourtant si mal connus.
Neandertal est basé, en effet, sur un important travail de documentation : la faune, la flore, le climat - éléments déterminants pour tenter de faire revivre ce monde disparu - sont restitués avec soin. Les techniques d’outillage ou de chasse sont également respectueuses des connaissances archéologiques actuelles. Les périls et les épreuves auxquels sont confrontés les protagonistes sont le reflet des dangers bien réels que pouvaient avoir à affronter nos lointains cousins. Le champ du surnaturel est par ailleurs restreint à un animisme diffus. Ici, point de pouvoirs magiques, de transformations et d’animaux doués de parole. Il est plutôt question du réalisme brutal de l’environnement glaciaire, et il faut chercher davantage la magie dans cette improbable étincelle d’espoir qui pousse les humains à s’entraider et à partager leurs savoirs plutôt qu’à s’affronter. Pour autant, les néandertaliens dépeints le sont avec toute la richesse de leurs croyances et de leur spiritualité, puisque leur espèce est la toute première à nous en avoir laissée trace. »

Et voici le « pitch » :

« Habile tailleur de silex, affligé d’une légère malformation qui le rend boiteux, Laghou est tenu à l’écart des chasses dangereuses. Mais pour venger la mort de son père, il entreprendra ce qu’aucun chasseur n’est parvenu à faire : vaincre LongueBarbe, le plus grand bison noir qui ait jamais foulé la steppe du territoire avec sa harde. Pour y parvenir, il part à la rencontre d’un clan, seul détenteur d’une arme extraordinaire, celle que l’on nomme le « cristal de chasse ».

Vous pouvez retrouver ces deux textes dans le Delcourt-Planète 40, disponible gratuitement en librairie ou en téléchargement ici. Ils sont accompagnés de deux planches de démonstration, la 8 et la 9. Allez-y voir si vous voulez un autre avant-goût, mais sachez tout de même que ces deux planches feront partie du second extrait que je mettrai en ligne bientôt. Anecdote : ceux qui ont reçu ma petite carte de vœux 2007 comprendront enfin ce que baragouinait Laghou dans la case de gauche (1ère case, planche 9)

Je me dois quand même de complèter cette présentation un peu succinte en présentant le protagoniste principal, dont vous pouvez voir ci-dessus une aquarelle de recherche.
Laghou est un jeune néandertalien, membre de la tribu des Torses rouges qui compte dans ses rangs de puissants chasseurs. Sa mère est Maabh fille de l’ours et son père Mulghar poing-de-pierre. Laghou est le plus jeune de cinq frères. L’aîné de la fratrie, Kozamh le vaillant, est en quelque sorte le protecteur de Laghou contre la bêtise ou la malveillance de ses trois autres frères, Feydda le rusé, Gohour le fort et Huor à la voix de lion.
Bien que boiteux et plus faible que ses frères, Laghou n’en possède pas moins de nombreux atouts, parmi lesquels celui d’être un excellent artisan. A cet égard, pour ceux que cela intéresse, vous noterez que la scène de taille illustrée sur la planche 1 reproduit les gestes du célèbre « débitage Levallois », une technique de taille typiquement néandertalienne (moustérienne) d’une telle complexité qu’il ne fait presque aucun doute que les hommes de Neandertal ne pouvaient se la transmettre qu’en ayant recours à un langage éllaboré. Vous pouvez en apprendre plus sur cette technologie ici (wikipedia) et .

2 commentaires:

eric bourgier a dit…

et en plus on se cultive....et y'en a besoin!!

Tinky a dit…

Cette manière de tailler le silex, d'anticiper, de le virtualiser en quelque sorte prouve bien, s'il en était encore besoin que notre ami avait la tête diantrement bien faite ! Car la capacité de créer des concepts, pour le moment, en l'état de nos connaissances, il n'y a que l'homme qui en ait été capable. Et ce bon vieux Néanderthal avec son gros cerveau avait tout ce qu'il fallait pour ça ! D'ailleurs, on pourrait considérer le cerveau de Néanderthal un peu comme l'UC d'un ordinateur. Ca n'est pas la forme de ladite UC qui donnent à l'appareil sa puissance et ses capacités mais bien les firmwares et le hardware, le câblage, aussi. Ergo, la forme de l'UC importe peu, c'est ce qu'elle contient, l'important !
La même pour les crânes néanderthaliens et modernes... là-dedans, il y avait visiblement les mêmes composants et les mêmes câblages (les synapses et les neurones),
les programmes d'acquisition des connaissances, les capacités cognitives et le moyen de les restituer via le langage et la créativité, donc, bas du front ne signifiait pas forcément grand couillon !!! Il s'agit là d'une fantaisie de la nature non encore expliquée qui avait jugé bon de placer la cervelle de Néanderthal dans une UC en desktop au lieu d'une UC en tour, comme la nôtre...
Oui, la métaphore est baroque, je sais, mais les ordis, c'est ma partie...
Amicalement, Tinky :-)