Hello à tous, amis lecteurs,
Quelques nouvelles de l'intégrale
Vo'hounâ qui se profile à l'horizon (proche) :
Comme je vous l'ai annoncé dans les précédents billets, la nouvelle édition de Vo'hounâ qui va sortir
dans quelques semaines chez ERRANCE a été amplement retravaillée
par rapport à celle parue il y a (déjà) une dizaine d'années.
parmi ces retouches,
celle du texte.
Ce dernier a été allégé pour deux raisons :
- d'une, j'ai pris un peu de galon, et je sais désormais être plus concis sans perdre en saveur.
-
de deux, le format de parution de l’intégrale étant légèrement plus
petit que le format précédent (et c'est tant mieux vu l'épaisseur du
livre*), il fallait changer de police de caractère pour permettre au
texte d'être parfaitement lisible. La nouvelle police est celle que l'on
retrouve dans La Guerre du feu. Elle est bien plus lisible mais aussi
plus large, il fallait donc adapter. Mission accomplie, pour le
meilleur.
Deuxième modif,
la couleur.
Oui, la
nouvelle version est en noir et blanc. Mais pas seulement ! Il y a une
couleur, l'ocre rouge, qui court et coule tout le long de l'album, dans
les marges de chaque page, et dans certaines images. Mais attention, il
ne s'agissait surtout pas d'utiliser l'ocre rouge pour faire du
coloriage, ni pour produire une bichromie à l'ancienne. Il m'a semblé
plus intéressant de teinter le trait de certains dessins, et de colorer
quelques éléments à la manière d'une couleur soufflée, "à la
préhistorique".
Quels éléments ?
Essentiellement le feu, le
sang, l'ocre rouge... parfois une roche ou le regard d'un esprit,
parfois les cheveux de Vo'hounâ, ou la fourrure d'un ours. Mais pas tout
le temps ! Puisque l'idée n'était pas de colorier mais de souligner et
de renforcer le dessin et la composition des images, il ne fallait pas
que l'usage de cette couleur devienne systématique, ni trop lourd. Ainsi
me suis-je interrogé, à chaque page, sur la pertinence de teinter en
rouge telle flamme, telle fourrure... Quel plus cela apportait-il
graphiquement, narrativement, pour enrichir la lecture ? Seul l'ocre
rouge des peintures pariétales, vestimentaires et corporelles, a
toujours été coloré. Par ailleurs, le fait d'avoir toutes les
marges (les "blancs tournants") en ocre rouge ajoute une prime non
négligeable : cela crée une profondeur dans les pages et fait ressortir
chaque vignette N&B avec vigueur, par contraste.
Restait
bien évidemment une chose à ne pas rater : la teinte d'ocre rouge,
omniprésente dans tout l'album. C'est la raison pour laquelle je me suis
rendu la semaine dernière chez l'imprimeur (Pollina), pour vérifier que
la teinte retenue serait parfaite. Eh bien c'est le cas, et ça va donc
être sublime.
à l'heure où j'écris ces lignes les livres sont en
train d'être reliés et emballés pour entrer prochainement dans le
circuit de distribution.
Pour les curieux, j'ai
rapporté de chez l'imprimeur le recto du premier cahier. Pas moins de 32
pages tout de même, issues du 1er chapitre, dont je vous livre un
aperçu. Comme ça vous verrez de quoi je veux parler.
à bientôt
*L'ouvrage fera environ 2,5 cm d'épaisseur. Beaucoup de pages + beau papier = gros pavé.